Traduit de l’anglais par Nikhita Obeegadoo

Le Mouvement 5-2035 du GFCH étant fondé par le peuple pour le peuple, le bulletin d’information sera essentiel à la présentation des personnes qui investissent leur temps en tant que bénévoles afin que nous atteignons nos objectifs. Dans cette première édition, nous ferons la connaissance de M. Nilesh Dosooye, responsable en chef informatique du GFCH.

Après avoir entrepris ses études secondaires au Collège Royal de Curepipe à l’Ile Maurice, M. Dosooye termina ses études supérieures en informatique aux États-Unis avant de travailler dans l’industrie bourdonnante de la Silicon Valley pendant plus de deux décennies. En tant qu’un des membres fondateurs du mouvement, il dirige les efforts numériques de l’organisation, et il est en charge du renouvellement du site Web de la fondation.

Sans plus tarder, lançons nous à la rencontre de M. Nilesh Dosooye!

Salut Nilesh! Alors, racontez-nous, comment est-ce qu’un technophile comme vous s’est-il engagé dans la lutte contre le diabète?

Bien que j’ai grandi à Maurice et que j’y ai passé la moitié de ma vie, je vis loin de la patrie depuis plus de 2 décennies et j’ai toujours eu envie de faire quelque chose pour mon pays et son peuple arc-en-ciel. Cette citation de John Kennedy m’inspire énormément: «Ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous – demandez ce que vous pouvez faire pour votre pays.» Quand, il y a environ 10 ans, on m’a proposé de développer la vision 5-2035 à partir de zéro, je me suis senti privilégié de pouvoir contribuer à un rêve aussi louable. Au début, nous n’étions qu’une poignée de rêveurs: Shiv Sohur, Ganesha Singaravelloo, Mahmud Rajabalee, Caroline et Sooriya Tandrayen, puis vint Jay Luchoomun, Nileema Jeetah, Vince Oxenham, Dave Gunput, Quentin Adam, Pranav Dhunnoo, Bill Burke et bien d’autres.

Je suis tellement fier que nous nous en soyons tenus à nos principes pour construire un mouvement qui serait motivé par la médecine factuelle, qui serait économiquement attrayant, et qui serait entièrement non sectaire et non partisan, car nous estimons que c’est la seule façon que nous avons de transformer la santé mauricienne pour le meilleur. 

Le succès naissant de notre Mouvement 5-2035 témoigne du travail acharné de nombreuses personnes, tous patriotes à mon avis. Nous sommes tous animés par un profond désir de contribuer à notre patrie sans rien attendre en retour. En sus de ce groupe de Mauriciens, nous retrouvons au sein de l’organisation de nombreux bénévoles que nous appelons les amis de Maurice, qui croient en la vision 5-2035 – de santé communautaire pour lutter contre le diabète et les conditions évitables associées – que nous construisons en vue d’être un modèle pour le monde. Notre succès a surpassé mes attentes.

Un conseil que vous donneriez à d’autres qui ne sont pas professionnellement impliqués dans les sciences de la vie, pour contribuer de manière proactive à ce combat?

Le défi des maladies chroniques non transmissibles (MNT) est énorme, car à Maurice, il semble que nous en sommes venus à accepter la terrible situation comme une réalité de la vie. Ce n’est tout simplement pas normal que 40% de la population soit diabétique ou pré-diabétique et que 80% de ces cas pourraient être évités. Nous, les Mauriciens, nous en sommes venus à considérer cela comme normal. C’est un combat pour chacun d’entre nous. Peu importe le domaine professionnel dans lequel vous vous situez, c’est un combat existentiel pour vous, pour votre famille et pour vos enfants.

Les soins de santé sont notre responsabilité collective et nous avons besoin que vous tous fassiez partie du mouvement afin de gagner cette bataille.

En ce qui concerne le site Web, pourriez-vous nous dire comment la version remaniée, avec ses nouvelles fonctionnalités et son contenu renouvelé, aidera à faire avancer la mission de GFCH? 

La version initiale du site Web était axée sur les communautés scientifiques et universitaires pour nous permettre de recruter l’équipe de direction et de présenter le projet aux institutions et aux autorités. Ces objectifs furent atteints. LE GFCH est maintenant dans une phase différente : Notre nouvel accent est sur notre mouvement populaire et le taux d’adhésion dans les pays où nous sommes présents sur le terrain. Le nouveau site Web offre au grand public une formation générale et des moyens simples pour contribuer à notre mission. Nous fournissons également à nos citoyens un accès plus facile à l’information et nous leur donnons les moyens d’utiliser nos fonctionnalités communautaires pour augmenter le taux d’adhésion.

Avez-vous rencontré des difficultés en cours de route?

Nous sommes une équipe de bénévoles mondialement répartis. Nous travaillons donc sur ce projet à travers le monde. Ce n’est pas sans défis d’être collectivement créatif, de prendre des décisions rapidement, et d’amener les gens à se sentir impliqués dans les prises de décision. Nous avons résolu certains des problèmes grâce au bon choix d’outils et processus. Notre équipe continue à grandir et nous apprenons à travailler collectivement en tant qu’équipe de bénévoles à distance, afin de permettre à tous les membres de l’équipe de se sentir habilités à faire avancer la mission.

Pourriez-vous nous offrir un aperçu visuel de votre grand projet?

Nous sommes en plein milieu du projet – nous avons choisi la plateforme et les outils dont nous avons besoin pour le site Web. C’est encore un travail en cours. Quentin Adam, qui dirige le nouveau design visuel, a fait un travail formidable. Voici un aperçu de notre travail:

Crédits photos : www.paulchoy.com/

Enfin, en tant qu’informaticien résident de la fondation, comment pensez-vous que les technologies existantes et celles à venir aideront les cliniciens et les patients dans la lutte contre le diabète et les maladies chroniques non transmissibles (MNT) dans un avenir proche?

Les progrès technologiques rendent la gestion du diabète et les soins préventifs plus accessibles et simples pour les patients. Le patient diabétique doit être conscient des fluctuations de son taux de sucre sanguin afin de mieux le contrôler. Les nouveaux appareils de surveillance tels que l’Abbott FreeStyle Libre se fixent au bras du patient (ils ont une forme très discrète) et suivent constamment le taux glycémique. Les patients peuvent ensuite utiliser leur smartphone pour vérifier leur glycémie, sans fil et en temps réel. L’appareil réunit toutes les données dans un cloud privé correspondant au patient, et ces données peuvent ensuite être automatiquement envoyées à un clinicien pour l’analyse et le suivi des patients.

Il existe également des technologies expérimentales telles que les lentilles de contact intelligentes, qui peuvent suivre le taux de glycémie à partir des yeux, de manière non invasive. Ceux-ci n’ont pas encore reçu l’approbation nécessaire, mais voici le genre de choses que nous verrons dans un proche avenir. Elles entrent tous dans la catégorie de technologies portables (aussi connues en tant que technologies mettables) et seront de plus en plus intégrés à nos vies quotidiennes.

Un autre aspect de la gestion du diabète consiste à faire de l’exercice et à surveiller les aliments que nous mangeons, leur valeur calorique ainsi que leur teneur en matières grasses et en sucre. Étant donné que tout le monde possède un smartphone ces jours-ci, cette tâche est devenue de plus en plus facile. Les patients peuvent facilement scanner, analyser et faire un suivi des aliments qu’ils mangent. Ces données peuvent être partagées avec leur diététicien pour mieux surveiller les patients et leur permettre de mieux contrôler les aliments qui provoquent des fluctuations du taux de glycémie.

Toutes ces technologies simplifient le recueil de données et permettent aux cliniciens d’accéder à des données de meilleures qualité et plus complètes, afin d’aider les patients à gérer efficacement leur diabète.

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Les questions ont été préparées par le Dr Pranavsingh Dhunnoo, rédacteur en chef du bulletin.

L’article a été traduit de l’anglais par Nikhita Obeegadoo, éditeur de copie pour la fondation.

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